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L’Affaire Madoff révélatrice!!!
Comment un homme d’affaire comme Madoff a-t-il
pu extorquer 50 milliards de dollars?
J’entends déjà les hommes d’affaires du Canada et
de la France… Il était génial… le seul défaut
c’est de s’être fait attraper.
Au dela du culte Absurde des Personalites Déviantes…
C’est à une crise d’ordre philosophique auquel
on fait face depuis belle lurette. Et, elle
remonte à la fin de la guerre. La guerre finie,
(contre les jeunesses hitlériennes(dont votre
ami Ratzinger en était un adorateur)), la Reconstruction
de l’Europe stimula l’économie du monde occidentale qui
connait une bonne vingtaine d’années de croissance
ultrarapide avec comme corollaire le développement
des Administrations publiques. Pour gérer nos
sociétés modernes, il nous fallait mieux réguler. Et
pour mieux Réguler, il nous faut Mieux COmprendre.
A la fin des Annees, les Etats-Unis s’étaient dotés
d’une instrumentation comme la Rationalisation
des choix budgétaires. Une mesure de modernisation
du keynésianisme politique. Evidemment, cela
était un instrument fonctionnel dans le cadre
de l’économie nationale. A la fin des années 70,
avec la crise de l’energie, les Etats-Unis, mais
aussi tous les autres pays prirent conscience
que cet instrument de l’Etat, si cela etait utile
au niveau national, au niveau international,
cela etait totalement inopérant et inefficace.
La Crise du Petrole mit fin au Keynesianisme
dans l’analyse des phénomènes economiques.
Retour à la Case de départ: Le libéralisme
pur et dur de Smith, Ricardo, Reagan. Mettons
fin à l’intervention de l’Etat, et laissons
les agents décider par eux-mêmes.
Cela a permis une légère reprise et essentiellement
elle tournait autour des Accords du GATT et
l’ouverture des marchés, qui donna un second
souffle aux marchés du monde. Bien que sur
le terrain, les conditions liées à l’énergie
n’étant pas modifiées, au moins ses repercussions
sur le secteur financier s’en trouvaient
diminuer. Pendant tout ce temps, ces 20-25
dernières années de la diminution si non
du retrait des investissements publics,
on assista à un dépérissement complet
des infrastructures et des actifs des
Etats Occidentaux. Pire encore, l’Etat
n’intervenant plus, les biens et services
requis par les agents furent financer
à crédit. Ce qui hypothéqua les reserves
liquides des financiers et en conduit
plusieurs à la ruine. Evidemment, sur le
plan de la connaissance, cette mesure de
libéralisation fut une catastrophe.
Par exemple, le fait que l’Etat n’intervienne
pas dans le transport public, cela impose
aux citoyens l’obligation d’emprunter pour
se déplacer, i.e d’acquérir une voiture.
Pour qu’une voiture dure, les conditions
d’utilisation sur les routes devaient
etre minimales. Le dépérissement du
réseau routier, imputa aux agents des
frais de reparation supplementaires et
des frais supplementaires aux firmes
aux termes de leurs différentes
garanties.
Le modèle philosphique du Liberalisme
est grosso modo: Dans l’activite
economique, les agents echange
entre eux en toute certitude et font
toujours les meilleurs choix, quelque
soit les évènements qui se produisent.
La guerre du Vietnam n’avait pas
été prévue…
A ce modèle caricatural du libéralisme,
les scientifiques et surtout les
hommes politiques et les grands
cadres de l’Etat formulèrent leurs
dogme de la manière suivante.
Dans l’économie, les agents echange
entre eux en toute certitude et
font toujours les meilleurs choix
dans la mesure où on peut etablir
raisonnablement les probabilités
d’occurence des catastrophes,
d’autant plus que dans ce cas,
l’Etat assumera la facture
et les conséquences par une
meilleure regulation.
Or, l’economie du monde s’est trouve
catapulté au beau milieu d’une
crise écologique, au beau milieu
d’une crise energétique avec comme
corollaire une crise alimentaire,
sans que les agents economiques,
et surtout le secteur financier
sache comment y repondre.
L’Etat ayant durant les 40 dernières
années favorisés l’education massive
de ces citoyens, acroissant leur
compétence dans la compréhension
scientifique et technique du monde.
C’est devenu plus difficile de
comprendre le monde economique
aujourd’hui surtout quand les
contraintes qui pesent sur nos
choix sont des contraintes relevant
de l’ordre de la connaissance
technique et scientifique.
Malheureusemen, nos grandes societes
n’ont pas modifié sensiblement leur
modèle de gérance…hérité du feodalisme
et misant sur le Culte de la PErsonalite,
le retour à l’arbitraire et au modele
autoritaire. Les grandes organisations
occidentales se sont détournées
de la Rationaliation des Choix Budgetaires,
au profit d’une culture Relationnelle
de Classe. En d’autres termes, les evolutions
des entreprises et des grandes organisations
ne repondaient plus des conditions reelles
du monde dans lequel elles evoluent mais
en fonction des relations que nouent
ses responsables. C’est ici que l’affaire
Madoff prend tout son sens.
Normalement les grands groupes d’investisseurs
sont equipes techniquement et ont le
potentiel scientifique et technique pour
realiser leurs grands investissements.
La gestion des grands projets leur permet
de formaliser et decrire le plus objectivement
possible toutes les facettes de leurs grands
projets. Bien sur que c’est long et compliqué.
Mais c’est la seule façon d’éviter des erreurs
grossières ou les pièges de propositions malhonnêtes
et non fondées. Il est inconcevable que de grandes
institutions financieres qui sont soumis a des
regles de rigueur extreme dans la gerance de
leurs avoirs auprès des épargnants, soient
tout d’un coup, incapable d’analyser et
d’evaluer correctement les differentes
opportunites d’investissement.
La seule explication plausible qui reste,
la seule justification qui tienne, c’est
que ces grandes institutions ont participe
“en toute connaissance de cause” dans
cette affaire douteuse d’investissement
financier illégal, en croyant qu’ils
ne se feraient pas prendre, et avec
l’assurance que la Reputation de leurs
Institutions couvriraient d’un aura
de competence et d’honneteté leurs
transactions hasardeuses et criminelles.
Pourquoi en sommes-nous rendu là? Pour des
questions fondamentales de structure de
ces grands marchés. Les analyses financieres
sont aujourd’hui devenu couteuses a faire.
Or, les marchés boursiers solicitent notre
attention constante et ultra-rapide. Avant
de vendre ou d’acheter on ne verifie plus
les differentes alternatives. Les marches
et leurs operateurs se basent d’une part
sur des procedures automatiques qui
gerent au quotidien leurs decisions
routinières, et elles releguent à
la mythologie les decisions plus
difficiles. Le cas du Airbus en fut
la demonstration la plus flagrante.
Mais la mythologie, a l’inconvénient qu’elle
laisse la porte ouverte à toutes sortes
d’interventions incompétentes et souvent
avec des intentions déloyales, pour
ne pas dire criminelles: les agents
sur les marchés se laissent maintenant
séduire par des “arnaqueurs” en beau costume!
Si nos ancêtres devant la necessite de s’alimenter
convenablement étaient dénués de connaissance,
ils en possédaient suffisamment pour connaitre
2 ou trois procedes de cuisson, en allumant
les feux avec des roches, avec des bouts
de bois, attendre la foudre, ou se nourrir
de viande crue ou enfin se nourrir de
legumes / fruits ou produits de l’agriculture
ou de l’elevage. Etablir le meilleur choix
possible dans ces circonstances ce n’est
pas tres difficile. Mais aujourd’hui…
c’est toute une autre histoire et, les
outils ont un degre de sophistication
tel qu’il nous faut nous accorder un
délai pour en apprendre le fonctionnement.
Aujourd’hui, devant la meme necessite, les
hommes et femmes modernes se trouvent dans
une situation pire: Ils sont
dans l’impossibilite de s’assurer que leur
choix est le meilleur choix possible.
Nous sommes “techniquement” plus ignorant
que l’Homme des Cavernes.
(D’où l’utilité de la biblio numerique…et
des barreaux de la Prison pour les membres
du CA de BNP-Paribas.)
Bonne et heureuse Crise de 2009-2019.
S.B.
Et ici, c’est
la
7ième année…
et Quoi encore!!!

Filed under: Economie, Généralités, Politique
