| Economy & Business |
Capital’s gain is labour’s loss |
Chris Malikane |
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| 14 June 2005 08:00 | |||
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| Rights Group Accuses Burma of Targeting, Abusing Civilians | |
Bangkok 09 June 2005 |
(Voir le dernier dans la playlist)
| In this photo released by Free Burma Rangers, a group of unidentified ethnic Karen refugees gather to be photographed at an undisclosed jungle camp in Northern Karen State in Burma |
Human Rights Watch, a U.S.-based group, reports that hundreds of thousands of people in Burma have been displaced due to the targeting of ethnic minorities by the Burmese army.
The report says the situation is worst in Eastern Burma, where, since 2002, about 100,000 members of the Karen minority have been displaced.
The Karen National Union has fought for five decades for greater autonomy from the central government. The group reached a ceasefire agreement with Khin Nyunt, the Burmese prime minister who was deposed last year, but the report says the army continues to carry out sporadic attacks against the Karen.
Human Rights Watch Asia director Brad Adams said the government still allows the army to kill and drive people out of their villages with impunity. He says Human Rights Watch came across many stories of abuse while compiling its report. “We have people telling us stories about summary executions, the targeting of young men in villages, the forced relocation of entire villages … sexual violence, arbitrary arrests and … very easily available reports of forced labor,” he said.
The report estimates that since late 2002, about 240 villages in Eastern Burma have been destroyed, relocated or abandoned, and says 84,000 displaced persons are living in zones of ongoing armed conflict. It says as many as 145,000 are living in refugee camps along the Thai border, and another two-million Burmese have fled into Thailand to look for work.
Mr. Adams said Rangoon benefits from support and trade with Thailand, China and India. He said Thailand’s support, in particular, is helping to delay democratic reform in Burma. “There will be no basic improvement in the political situation [or] human rights situation in Burma until the Thai Government and the Thai Army change their policy and consistently support reform efforts, democratization efforts and the protection of human rights,” he said.
Mr. Adams also accused the Thai authorities of harassing Burmese activists living in Thailand. He said three pro-democracy activists due to attend a news conference stayed away because of fears of reprisals by the Thai authorities.
Thailand also came under criticism in a report by the rights group Amnesty International. Amnesty said Wednesday that Burmese migrant workers in Thailand suffer abuses including arbitrary arrest, and called for Thailand to protect them from mistreatment.
Donna Guest, a researcher on Southeast Asia at Amnesty International’s base in London, said “immigration police and local police who, on a regular basis, shake down Burmese migrant workers for money. And if [the workers] protest their lack of rights, the employers – in collusion with the police – will get them our of their jobs and then they will be deported.”
The Amnesty report calls for the Thai Government to ensure that all workers in Thailand enjoy basic labor rights, including adequate wages, reasonable working hours, and safe and healthy working conditions.
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L’INTERNAUTE ACTUALITES 17 mai 2005
“L’Europe, c’est comme le vélo :
dès que ça s’arrête, ça tombe !”
Michel Rocard, député européen et ex-premier ministre,
était à l’Internaute le vendredi 13 mai pour un chat.
Très impliqué dans la construction européenne, il a
avancé ses arguments pour le Oui à la Constitution.
Jacques Delors a dit qu’il pensait qu’il y avait un plan
B à la Constitution. Qu’en pensez-vous ?
Michel Rocard : Je suis très étonné de cette information,
je ne l`ai pas vue dans son contexte. Ma conviction et ma
connaissance des mécanismes européens m`amènent à penser
qu`il ne peut pas y avoir de plan B. Si d`aventure la France
vote non, il faudra très longtemps au Conseil des Ministres
pour trouver des solutions alternatives. On en restera purement
et simplement au Traité de Nice, ce qui est détestable du point
de vue des procédures européennes, et est aussi la pire des choses
pour la France.
“Voter non, c’est affaiblir l`Europe”
Pensez-vous qu`il est possible d`être pro-européen tout en
votant “non” à la constitution ?
En aucun cas, c`est pour moi une naïveté. Le projet de
Constitution soumis par le référendum est un compromis :
il ne comporte aucun recul mais beaucoup d`avancées.
Je ne vois pas comment une nouvelle négociation pourrait
arracher un meilleur résultat. Voter non, c`est donc
affaiblir l`Europe.
Pensez-vous que d’autres pays vont voter non,
comme les Pays-Bas ou le Royaume-Uni ?
C`est possible. Ca n’a rien de certain. Et je crois que le vote
français aura beaucoup d`influence sur nos voisins, en raison
de la dramatisation de son enjeu.
Etes-vous pour l`entrée de la Turquie dans l`Union Européenne ?
Difficile à dire, car aujourd`hui, la Turquie ne pourrait pas
entrer. Il lui faut au moins 10 ans pour intégrer notre acquis
communautaire et atteindre une pratique démocratique de
qualité. Mais si elle y arrive dans 10-12 ans, ce sera une
formidable consolidation de la paix dans toute la région
et un gros renfort commercial pour l`Europe face aux Etats-Unis.
Ne pensez-vous pas que les aspirations des
européens dans leur ensemble sont très éloignées
des aspirations de la France ?
Je pense en particulier à l`atlantisme et à la soif de
libéralisme des pays de l`est et des pays anglo-saxons.
Je trouve votre formulation beaucoup trop brutale, aussi bien
en ce qui concerne la paix et la sécurité dans le monde et donc
le rôle du Pacte atlantique qu`en ce qui concerne les applications
du libéralisme économique. Je crois au contraire que ce qui
sépare les Européens est le fruit de leur histoire, alors que
leurs aspirations sont de plus en plus convergentes.
Pratiquement, tous les sondages d`opinions dans les 25 pays
disaient la même chose sur l`Irak, ce qui était un atlantisme
modéré, et quand nous menons bataille au Parlement européen
sur les service d`intérêt général, aussi appelés services publics,
le combat est purement politique et notre groupe socialiste
est honorablement uni.
Dans la campagne du non, quels sont les propos
qui vous ont le plus choqués ?
Ce qui m`a le plus choqué, ce sont les contre-vérités flagrantes.
Par exemple, le fait que “le libéralisme serait gravé dans
le marbre”, alors que la phrase incriminée qui décrit le
fonctionnement de nos économies comme fondées sur une
concurrence libre et non faussée nous vient du traité de Rome
de 1957. Alors que le libéralisme ne se limite pas à cela et
qu’au contraire, cette phrase est accompagnée dans le projet
de Constitution de nettes limites au marché : les services
d`intérêt général, la protection sociale, la solidarité et la
nécessité d`un développement durable. Cette formule est
un pur mensonge, et il y en a eu d`autres.
Ne pensez-vous pas qu`une Constitution plus courte
et plus claire aurait été préférable ?
Si ! Je le pense profondément ! Mais c`est un compromis,
personne ne l`a fait tout seul.
“L’Europe, c’est comme le vélo : dès que ça s’arrête, ça tombe !”
Pourquoi avoir ratifié le traité de Nice si il est si catastrophique ?
Pour deux raisons. La première tient à la dynamique
politique générale ; l’Europe, c`est comme le vélo : dès
que ça s’arrête, ça tombe ! La seconde raison est que si les
procédures de vote et les pondérations de vote prévues par
le Traité de Nice sont en effet catastrophiques, il comportait
sur d`autres points de fortes avancées, et notamment la
création du Haut représentant du Conseil des Ministres
pour les affaires étrangères qui a été très utile pour la
visibilité et l`intensification de la politique étrangère
de l`Europe. Cette ratification apparaissait en outre
comme une condition politique de l`élargissement or
après 50 ans de Guerre froide, il n`était pas question
de renvoyer les Polonais, les Tchèques ou les autres à leur isolement.
Jacques Chirac doit-il démissionner si le non l’emporte ?
Charles de Gaulle l`aurait fait, mais Chirac n`est pas
de Gaulle. Sinon, cela se saurait… Il est vrai que l`élégance
se perd en politique. Cependant la question posée par ce
référendum est proprement européenne et il est mauvais
de la lier à des affaires de politique intérieure.
Comment vivez-vous les dissensions dans
votre parti concernant l`Europe ?
Pas bien, naturellement ! Mais le PS qui a fêté ses
100 ans le mois dernier a pendant ce siècle toujours
été très divers et a toujours connu des désaccords
importants. Il n`y a donc rien de nouveau sous le soleil
et je ne peux pas ne pas dire que les désaccords actuels
sont très directement reliés à la différence de vision
du monde qui séparait Jean Jaurès de Jules Guesde
lors de la naissance du Parti.
Ne pensez-vous pas que voter non puisse être
une technique pour attirer l`attention des autres
pays sur les aspirations sociales Françaises ?
Si c`est le cas, c`est bien naïf. Il faut savoir que non sans
raison la quasi-totalité des autres pays d`Europe tienne
la France pour un pays arrogant avec une forte propension
à donner des leçons de morale. J`imagine au contraire que
devant l`affaiblissement considérable de la France en Europe
qui en résulterait, beaucoup seraient soulagés. Il faut ajouter
autre chose : dans la pondération des voix au Conseil des
Ministres telle qu`elle résulte du Traité de Nice, la France
pèse 9%, et l`Allemagne quelque chose comme 12-13%. Le
projet de Constitution porte ce taux à 13,4% pour la France
et à 17-18% pour l`Allemagne, redonnant toute sa force au
couple franco-allemand qui a toujours été le moteur de l`Europe.
Si elle vote non, la France choisit de s`affaiblir mais cette
augmentation de la part relative de la France et de l`Allemagne
se paie d`une baisse de tous les autres. Si la France en votant
non crache dans la soupe et préserve pour tous les autres leur
meilleurs pourcentage résultant de Nice, pourquoi voulez-vous
qu`ils souhaitent de nouveau négocier pour de nouveau reperdre
cette part préférentielle de Nice ?
Pensez-vous que l`Europe peut exister un jour
comme un état supra-national, un peu comme
la France l`a fait en passant d`un ensemble de
féodalités à un Etat, du Moyen-Âge à la révolution ?
Je l`ai espéré : l’espoir initial des années 1950 était
bien celui-là. Il est clair aujourd`hui que largement la
majorité des pays d`Europe n`en veut pas. Ils voient plutôt
l’Europe comme une grande Suisse, et ce par quoi l`Europe
pèse aujourd`hui dans le monde n`est pas sa puissance
diplomatique ou militaire mais bien la cohésion de son
modèle social appuyé sur les droits de l`Homme et sur le
refus de la domination des monopoles sur le marché.
“L`élégance se perd en politique”
En temps qu’ex-premier ministre, que
pensez-vous de Jean-Pierre Raffarin ?
Une des vertus nécessaire bon fonctionnement de la vie
publique demeure la courtoisie : vous n`obtiendrez pas
de moi de faire une comparaison de talents ou d`efficacité
entre moi-même et l`un de mes successeurs. En revanche,
en tant que citoyen, je suis scandalisé de la politique fiscale
que mène M. Raffarin et fort inquiet aussi devant ses
maladresses en matière de négociation sociale.
Avez-vous vu le dernier film sur Mitterrand ?
Qu’en pensez-vous ?
Hélas non ! Mais c`était faute de temps et pas par principe !
Entre vous et Sarkozy, quelles différences ?
Enormément ! Je suis européen de conviction. Je le crois
européen d`opportunité. Je suis social démocrate ce qui
traduit mon refus des injustices et des inégalités que produit
le capitalisme. Il s`en accommode fort bien.
Vous qui vous êtes souvent exprimé sur la
question, que pensez-vous des dernières
décisions de justice sur le peer-to-peer ?
Le problème sur lequel je suis en train de travailler au
Parlement européen est celui de la brevetabilité des
inventions contrôlées par ordinateur. Le problème
du Peer-to-Peer, je le connais malheureusement mal,
et je n`ai pas vraiment travaillé dessus. Je défends
volontiers le libre accès de tous à tous les produits et
services de culture, mais je ne peux pas ne pas me poser
la question de savoir comment faire fonctionner l`industrie
de la Culture financièrement et rémunérer les créateurs.
L`idée de les rémunérer principalement à partir des
produits dérivés me paraît une idée profondément
dangereuse du point de vue des dérives commerciales
de la culture. Tant que l`on a pas trouvé de solution à
ce problème, je suis très réservé sur le Peer-to-Peer.
Où en est la polémique autour des brevets logiciels ?
Pensez vous que les opposants à cette législation,
dont vous faites partie, ont des chances d’obtenir
gain de cause face à des mastodontes tel que Microsoft ?
Il ne s`agit pas d`une polémique. Mais d`un difficile problème
de droit au sujet duquel s`oppose des intérêts énormes. Je ne
suis pas, et la majorité du Parlement européen non plus,
opposant au principe d`une législation. Il faut à l`évidence
clarifier et stabiliser le droit. Mais nous restons fidèles
notamment à la règle de base qui régit le sujet, l’article
52-2 de la Convention de Munich de 1973 sur les brevets
européens qui dit sobrement : “les logiciels ne sont pas
brevetables”. Tout ce qui est brevetable est en fait ce qui
concerne le monde réel par opposition au monde virtuel,
et notamment les capteurs , les effecteurs, les systèmes qui
collectent une information venant du monde physique pour
la soumettre au calcul de l`ordinateur ou qui traduisent les
résultats de ce calcul en un élément ou un signal perceptible
dans le monde physique comme par exemple la mise en
mouvement d`une pièce ou l`émission d`un signal lumineux.
Pour ce qui le concerne lui-même, le logiciel qui est un
concentré de formules mathématique qui n`est pas plus
brevétable, puisqu`il est de l’ordre des idées comme un
poème, une alliance de mots ou un accord de musique.
C`est un problème de civilisation que de préserver absolument
la libre circulation des idées, fussent-elles exprimées de
manière mathématique.
Quel candidat vous semble le plus à même
de contrer Sarkozy aux prochaines présidentielles ?
D`un point de vue méthodologique, je ne veux pas vous
répondre parce que à l`évidence, le candidat qui sera le
mieux à même de contrer Sarkozy sera celui qui rassemblera
le plus fort consensus à gauche. Et c`est bien difficile à
savoir maintenant. Il faudra choisir ce candidat en février
2007 : je trouve tout à fait vain et fort dangereux de s`exciter
là-dessus si longtemps à l`avance.
Croyez vous en un retour de Lionel Jospin ?
On peut toujours s`amuser. L`exception récente du Pape a
introduit un soulèvement général sur la planète en ce qui
concerne les critères d`âge, mais il faut bien dire que les
chevaux de retour n`ont pas fait souvent de grandes
performances dans l`Histoire. On en a vu cependant !
Michel Rocard : Notre rendez-vous est terminé,
mais je tiens beaucoup à exprimer de vifs
remerciements tous ceux qui ont participé
à ce sympathique exercice civique.
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RFI, jeudi 27 novembre 2003
Chronique Europe, 27/11/2003 Le couple franco-allemand dans la tourmenteIl existe des victoires amères. Celle remportée à Bruxelles par Paris et Berlin sur le terrain des déficits publics au nom du principe de réalité économique risque de se payer cher en termes d'influence politique de ces deux capitalesen Europe. La France et l'Allemagne ont certes obtenu à la majorité de leurs partenaires d'être dispensée! s du pacte de stabilité mais les pays opposés à cette transgression de la loi communautaire ne semblent pas disposés à tourner la page. L'Espagne, la Finlande, l'Autriche et les Pays-Bas tous quatre mis en minorité expliquent que le problème dépasse la seule bagarre autourdu budget pour s'étendre au fonctionnement même de l'Union européenne. Et leurs multiples réactions égrénées depuis la nuit où le pactea été mis entre parenthèses déclenche une véritable crise en Europe. Dans le rôle de l'accusé principal, le couple franco-allemand, dont le comportement directorial risque de plomber la discussion actuelle et déjà fortcomplexe sur la constitution.Le reproche principal qui lui est fait est de creuser le fossé entre petits et grands pays. De mettre à mal le fameux équilibre inventé en Europe qui fait que des états de tailles différentes parviennent à trouver leur place dans un délicat échafaudage. Comme si à Bruxelles il était apparu clairement que les petits ne pourraient plus faire confiance aux grands et remettre entre leurs mains leur destin. Un cran au-dessus, certaines critiques espagnoles vont jusqu'à évoquer une dérive de la relation franco-allemande. Les deux pays autrefois moteurs de l'Europe auraient réduit leur alliance à un mécanisme de soutien mutuel et n'auraient plus pour objectif de transcender leurs différences pour en faire des accords européens.La Pologne enfin fait la synthèse de ces critiques. Pour Varsovie la France et l'Allemagne qui ne respectent pas le principe d'égalité entre les états risquent d'imposer à leurs partenaires rien de moins que des diktats.Le ton est donné. Et s'il est si virulent, c'est bien sûr parce que l'affaire du pactefait déborder un vase déjà plein. Rempli de regrets que la France et l'Allemagne n'aient pas consulté leurs partenaires avant d'exprimer leur position commune sur l'Irak, que Jacques Chirac ait appelé les pays de l'Est à se taire, ou encore que Paris et Berlin aient procédé à un forcing lors de la convention. Dans lafamille élargie à vingt-cinq, il devient urgent que le couple fondateur s'adapte. Valérie LAINE©RFI. Tous droits de reproduction et dereprésentation réservés
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